Je ris d'hier pour n'avoir qu'à pleurer demain.

Je ris d'hier pour n'avoir qu'à pleurer demain.
Je n'ai aucune estime pour vous, pour nous
On est tous un peu chien au fond...
L'humain est d'un naturel méchant.
Dès leur plus jeune âge, les gamins balancent des coups de pieds dans les pigeons et torturent leurs jouets...
C'est le franc jeu de l'innocence : Les enfants font ce qu'ils veulent faire, et non ce qu'ils leurs semblent beau parraître.
Oui, l'humain est faux...
On en tire un peu de compassion et de clémence,au fil du temps car il a peur.
Alors il a besoin de se trouver des passions;il a besoin de s'accrocher a quelque chose parfois quelqu'un.
Il lui semble bon d'être appréciédes autres,de se tisser une bonne image vis à vis de ceux qui l'entourent .
Pourquoi?tout simplement parcequ'il a peur d'être seul,peur de devoir affronter les difficultés, sans personne à ses côtés...
Parfois l'être humain déclenche des guerres et en tue d'autres...
N'est-ce pas la preuve d'une certaine négligeance pour la vie?Il fait subir aux autres ce qu'il n'a pas le courage de s'infliger à lui même, car oui l' être humain à l'instinct de survie.
Il sauvra sa propre peau bien avant celle des autres...et s'il ne le fait pas, alors ce sera pour partir avec la grâce de chacun,tous plus faux les uns que les autres.Il croit souvent en un dieu, pour la simple raison qu'il redoute l'hypothèse de ne pas être protégé,d'être une fois de plus, seul à la merci de la vie.
Il croit au fantastic car l'idée de la simple et unique vie sur terre ne lui suffit pas,il a besoin de rebondissements,de sensations,de peur,de plaisir,d'émotion,d'amour,de douleur,de plaisir,sentiments qu'il s'invente et qui fait de lui le plus grand acteur et le plus grand menteur des êtres vivants.Les animaux eux n'aiment pas,les animaux n'ont pas de passion,n'ont pas besoin de s'inventer de choses nouvelles chaque jour,se contentent de ce qu'ils ont et de ce qui est indispensable à leur survie.
Enfin, l"être humain refuse d"accepter ce qu'il est,se croit différent et parfois même se dit que je suis bien pessimiste, moi et mes furtives idées noires... et en lisant ce texte, se ment à lui même en se répétant une énième fois, qu'il n'est rien de cela...mais au fond,il faut se l'avouer,nous sommes bien tous pareils, seulement certains jouent mieux les comédiens que d'autres, ce qui leur doit l'estime d" autres individus tous aussi faux que lui...Cette estime est elle vraiment bonne à gagner?...
.

Alors moi je vais faire comme vous un instant,je vais me considérer comme différente afin de pouvoir vivre...

MOI c'est LEA




"Rien n'est faux qui soit vrai; rien n'est vrai qui soit faux.Tout est le contraire de songe,de mensonge."

Comte de LAUTREAMONT.



J'aime, je souffre, je respire, je vis.





# Posté le vendredi 24 août 2007 17:26
Modifié le jeudi 09 juillet 2009 06:35

Je t'aime.

Je t'aime.
Tout est allé très vite en effet. Il y'a d'abord eu tout ça. Et puis le reste n'a eu qu'à suivre.

Après le brouhaha de la foule vient l'heure du silence et de la solitude.
Solitude, ma solitude chérie qui pourtant m'est si dévastatrice ...

Ce n'est plus l'heure de tricher. Il n'y a personne.
Tu n'as plus besoin de sourire, tu peux les haïr, tu peux écrire.
Et là, tu n'as plus envie.


Je reviens de loin. De très loin. Quand je repense à ces derniers jours, j'ai juste cette impression de vide, ce trou noir comme celui qui succède un grand choc. Je suis à peu près dans cet état, comme au réveil lorsqu'on vient de passer de nombreux jours dans le coma après s'être fait heurté par une voiture, qu'on ouvre les yeux un beau matin dans une chambre sombre, un peu sonné , un peu perdu, et que nous survient alors ce besoin d'apercevoir un visage familier capable de nous rassurer .

Après tout ça, la douleur, le souvenir, nous ramènent à la raison et nous constatons l'ampleur des dégâts ayant été causés par l'accident.

# Posté le mardi 28 août 2007 09:00
Modifié le dimanche 05 juillet 2009 08:01

" Tant d'hommes qu'on croit heureux parce qu'on ne les voit que passer. " Astolphe, marquis de Custine

 " Tant d'hommes qu'on croit heureux parce qu'on ne les voit que passer. " Astolphe, marquis de Custine
Tomber de Charybde en Sylla.
# Posté le mercredi 12 septembre 2007 12:20
Modifié le dimanche 05 juillet 2009 08:01

ASINUS ASINUM FRICAT

ASINUS ASINUM FRICAT
Ohne Dich ist alles doof.



# Posté le mardi 02 octobre 2007 14:21
Modifié le dimanche 05 juillet 2009 08:01

Cindy, la plus belle chose qui me soit arrivée.

Cindy, la plus belle chose qui me soit arrivée.
Ensemble nous sommes tombées.Ensemble nous nous relèverons.
# Posté le vendredi 14 mars 2008 14:27
Modifié le samedi 04 juillet 2009 06:55

Mon Roudoudou, rien qu'à moi.

Mon Roudoudou, rien qu'à moi.

Bien plus qu'un simple "meilleur ami"...
Un peu comme un grand frère,
Tu nous verras surement avancer main dans la main.
Tu m'apercevras certainement dans ses bras en plein milieu de la cour.
Il a toujours été présent.
Je serai toujours là pour lui.
Je lui dois tellement de choses.
Une amitié sans bornes? certainement.

Quoi qu'il advienne, il est et il restera, le plus important à mes yeux.

(*) J't'aime grand comme l'univers =) <3 (*)

Les magnifiques séances photos avec toi le matin =), les matrix devant lesquels je m'endors à 2h du mat'=p
Je t'aime <3


Héhéééé.
# Posté le mardi 08 avril 2008 12:01
Modifié le dimanche 05 juillet 2009 08:05

16 ans Je deviendrai quelqu'un parce que je ne repars de rien

AujOurd'hui j"ai 16 ans.
Je ne sais pas ce qu'On attend de mOi.
Je ne sais pas non plus ce que j"attends de la vie.
A vrai dire plus grand chOse.
C"est l'histOire d"une petite fille qui a grandit dans le plus grand des bOnheurs jusqu"à ses huit années.
C''est l"histOire d'une jeune fille angoissée de nature qui vit sans sa mére depuis plus de deux ans à présent,l'histOire d''une jeune fille qui ne la vOit plus depuis 3 mOis et qui se sent le cOurage de ne plus jamais la revOir.
L"histOire d"une petite fille qui se démarquait des autres...
Qui ne croyait au Père Noël et qui avait peur de la mOrt.
Depuis sOn plus jeune âge,sa maîtresse donnait rendez vOus à ses parents pOur leur dire que la petite fille était bien trOp mûre pOur sOn âge et posait des questiOns inimaginables qui perturbaient les autres enfants.
On lui prOpOsa de sauter une classe mais ses parents refusèrent,ce qui fût une sage décisiOn puisque quelques années plus tard,elle se trouvait dans les élèves mOyennes de la classe qui n"attendaient que la récréatiOn.
Le discOurs du prOfesseur cette année là,fût assez différent que celui prononcé ci dessu.
Léa ne pensait qu"aux garçOns,elle n"était pas très cOncentrée.Elle ne jouait d"ailleurs qu'avec ceux-ci,se sentant beaucoup plus à l"aise qu"avec les filles qui l'ennuyaient.Elle était très appréciée de ses camarades.Elle avait pourtant une meilleure amie qui s"appelait Cindy.Tous les sOirs cindy venait chez elle pOur jouer.Toutes deux,elles s'inventaient des paris fous,des aventures incroyables et parfOis se disputaient trés violemment.Cindy était beaucoup plus débrouillarde que Léa.La mère de cette dernière lui faisait faire ses devOirs à elle et ses cOpines ce qui lui permit de constater que Léa avait pris un retard inquiétant sur celles-ci.
Mais un jOur,Léa fit un cauchemar;elle tenta de se rendormir mais le même cauchemar la réveilla une nouvelle fois. Elle n'eut pas le temps d'achever ce même cauchemar pOur la 3ème fOis qu"elle ouvrit les yeux,alértée par une voix famillière qui la priait de se réveiller.Quand elle s"éveilla,sa mère pleurait assise sur le lit et son père à la porte avait l'air grave.Son cauchemar s'était réélement déroulé pendant la nuit.Elle ne savait pas néanmoins que ce n'était que le début...Dès lors qu"elle ouvrit ses yeux ce matin là,elle était condamnée à vivre des années aussi désastreuses que catastrophiques.Elle se rendit compte que chaque catastrophe succédait ses cauchemars.Elle eut alors peur de se rendormir et peur de la nuit en général.La petite fille àgée d'alors 8 ans et demi se mit à travailler cOmme avant.Sans pour antant travailler plus; mais plus sa douleur était grande,mieux elle comprenait.Elle en conclu alors que l"intelligence était une certaine forme de douleur,de sensibilité. Malheureusement pour elle,une avalanche de malheurs s'affalait sur elle,et l"étouffait au fur et à mesure qu'elle se relevait.Quand elle s'exprimait,les adultes restaient ébahies par ses propos déjà réfléchis mais surtout très pessimistes à l"égard la vie et les valeurs humaines.
Léa grandit petit à petit. Bonne élève à l'école sans travailler,mais malheureuse dans sa vie familliale.Elle évolua,petit à petit et se forgea un caractère et une image appréciée.Elle riait chaque jour un peu plus fort,pour ne pas pleurer chaque jour un peu plus.Elle semblait heureuse et était sûrement de celles qui affichaient le plus leur joie à défaut de mettre à nue son mal être.On la trouvait très partagée,des résultats qui n'allaient pas vraiment avec sa personnalité son audace et ses fréquentations.Il ne fallait pas l"attaquer,de près ou de loin,elle partait au quart de tour et lorsqu"on ne la connaissait pas,à la vue de son comportement,aux premiers abords,on l"associait à une enfant difficile et indisciplinée ce qui lui vallu de nombreux désagréments.Elle combattait l"injustice infligée aux autres jusqu"à ce qu"elle se retourne contre elle même, à défaut de ne pouvoir affronter celle que lui infligeait la vie.Elle était d"ailleurs aimée pour ce dévouement.L"année durant laquelle elle s"affirma le plus fût l"année de 3éme.Elle se sentit dans son élément pour des raisons qui lui resteront propres.Mais l"année s"acheva vite l"ammenant ainsi,sans qu"elle ne vit rien arriver,à rentrer au lycée.Voila un an maintenant que la jeune fille est au lycée.Cette année l"a beaucoup changée mais elle sait de moins en moins qui elle est,elle déteste de plus en plus l"être humain et est encore plus pessimiste dans sa vision de la vie.Ces 16 années lui ont montrées bien trop d"horreurs,elle à souffert jusqu'à ne plus rien sentir.Trahie trop de fois par la femme qui lui a donné la vie.Elle ne sait plus où donner de la tête,ces personnes qui en font 3 tonnes la dégoutent,chaque parole pour elle n'est que mensonge.La vérité d'ailleurs la plus vrai,n"est pas dans le mot lui même.Seuls le silence et la solitude lui permettent une certaine sérénité et une certaine vérité.Elle se surprend,parfois,à songer à des choses ignobles,à se plaire dans des situations dramatiques,et dans ces moments de lucidité,elle semble se révéler à elle même qu"elle est tout aussi lâche et immonde que tous ces gens qu'elle méprise et qu'elle haie.Pourtant,elle continue d"avancer,de se fixer des buts de plus en plus hauts,se veut de plus en plus grande et de plus en plus différente.
C"est l'histoire de cette fille plutôt bizarre,qui finit par aimer son malheur,qui tombe amoureuse d"amours interdits car elle aime l"interdit.Qui s'ennuie avec les gens de son âge,qui aimerait tellement faire quelque chose de plus que les autres,qui n"envisage rien pour son avenir,qui pense que la vie n"est qu'un songe et que la morale n"est qu'une chimère que les humains ont inventée pour ne pas s'entretuer et afin de pouvoir survivre.Cependant Léa voue un certain respect à la moralité et aux qualités humaines qu'elle s'efforce d"exercer.Mais pourquoi cherchons nous tant à vivre?Pourquoi redoutons nous tant la mort?Toutes ces questions que se posent tous les jeunes de son âge et qui se perdront et se renouvelleront au fil du temps ne trouveront jamais de réponses. Pourtant au fond,elle tient à sa vie,elle aime comme personne ce peu d"êtres qu'elle appelle ses "chers",et espère devenir quelqu"un dans ce monde duquel elle ne pourrait se passer,au millieu de ces gens qu"elle a finit par aimer et avec son image qui à finit par la représenter telle qu"elle est.


(*)Merci à ceux qui ont réussi à me redOnner le sOurire
Je cOmpte bien faire de ma vie une véritable Oeuvre d'art(*)
# Posté le mardi 08 avril 2008 14:16
Modifié le dimanche 05 juillet 2009 08:05

Mais qui est Léa?

Mais qui est Léa?
J'en arrive ici,
J'ai déjà peur de ce que je vais écrire, déjà peur de ne plus savoir pleurer...
J'ai décidemment atteint le fameux et redoutable désespoir...
Chaque jour qui passe, je m'enfonce un peu plus dans cette grotesque et sordide mascarade et je joue à rire et je joue à apprécier, et je m'adonne à plaire, et je m'adonne à tricher...
Je connais les humains, non pas pour en faire partie, mais pour les avoir observés durant leurs perpétuelles manipulations, dont je fus le principal pantin, agité, tordu et retordu sans précautions par des fils au bout desquels, ces personnes avides d'arriver à leurs fins, s'amusaient à me manier et à me voir languir de ma peine.
Mon corps est roué de coups. Mon coeur, atteint d'une profonde blessure, et à présent immunisé contre la douleur, ne sent plus rien.

J'ai pourtant essayé, de me confondre parmi ces aliénés, j'ai moi aussi goûté à la barbarie, à l'hypocrisie et à la stupidité.

Mais qui suis-je donc pour oser prétendre être au dessus de tout ça?

J'ai découvert depuis peu, que le sentiment le plus fiable, le plus authentique, était bel et bien la cruauté.
Je n'ai pas eu besoin de creuser beaucoup pour m'en apercevoir.
En effet, il n'y a rien de plus pur que le sadisme, la malveillance et la convoitise, contrairement à la clémence, l'indulgence et la générosité dans lesquelles reste diluée cette petite goutte amère d'hostilité, d'intérêt, et de perfidie que l'on s'empresse de chasser, de refouler, d'étouffer lorsqu'il lui arrive par mégarde de faire surface et de provoquer sur le paisible et tranquille fleuve de notre belle et douce conscience, cet inévitable et léger remous qui ne parvient d'ailleurs plus à nous déstabiliser, que nous avons appris à accepter, et auquel nous nous sommes incontestablement accoutumés.

Les humains savent d'ailleurs pertinemment tout cela.
Leur inconscient les trahit, souvent...parfois.
Pourquoi croyez-vous qu'un grand nombre d'entre eux aient l'étonnante faculté de pouvoir aduler et croire en un être fictif plutôt qu'en l'un d'entre nous?

Dieu...la plus grande bêtise que l'être humain ait pu inventer.
J'aurai pourtant aimé y croire également...
Je suis navrée de devoir porter atteinte aux religions si souvent...
Je dois bien leurs reconnaître une utilité...
Si celles-ci n'existaient pas ,s'il était démontré par je ne sais quel moyen que ''cette puissance'',ce devoir d'être "bon", ce risque de "payer" pour nos débauches n'étaient qu'utopies...que deviendrions- nous ou plutôt que serions-nous?
Le monde serait inévitablement un champ de bataille...
Vous rétorquerez, si justement, qu'il l'est tout de même, j'y consens, et constate avec peine le plus insoutenable, le plus ignominieux qui est, que, même les religions censées nous assagir, nous "bonifier", nous servent de prétexte à nous entretuer.

Pourquoi avoir besoin d'inventer toutes ces merveilleuses histoires, tous ces indénombrables contes qui nous font rêver ...Tout simplement pour ancrer dans l'esprit de chacun que nous savons être bons, que nous pouvons aimer et qu'il nous arrive d'accomplir des actes glorieux.

Pourquoi tous ces films sanglants, ces récits de meurtres pour lesquels chacun s'abandonne et prend un goût particulier, un certain plaisir à suivre ?
Appétit de "mal" que nous ne prenons même plus peine à cacher...
Tout simplement pour distraire et calmer notre appétence naturelle de cruauté, que nous nous gardons bien, cette fois-ci, de révéler.
Souvent aussi pour se plaire à ressentir cette si grande et illustre compassion, que nous aimons dévoiler puis étaler présomptueusement , et crier à qui veut bien l'entendre.
ô honorable sentiment! ô âme si pure!

J'ai peur de ne plus adhérer à l'amour, à l'amitié et à tout ce qui puisse me sauver de la déchirure que m'infligent la trahison, le pêcher, et le vice auxquels je suis également mêlée ,malgré moi, depuis longtemps...


Je n'ai plus foi en rien, ni en personne. Je ne veux pas parler de lui. Je ne veux plus.
Il sait ce que je ressens.
Il est surement ma seule faiblesse, peut-être mon unique force.
Chacun le prendra comme bon lui semble.
Je n'ai nulle crainte à dire aujourd'hui, qu'il est le seul qui me retienne ici.
Le seul capable de me pousser à me contredire, puisque je me rappelle soudainement que je ne devais pas parler de lui.


Ce jour, impavide, qui se lève sans arrêt, cette injuste nuit qui tombe et qui fuit... Cette inflexible lumière qui éclaire cette brillantissime terre, réchauffe les coeurs de ces êtres héroïquement héroïques et les capots luisant de ces monstres dans lesquels nous aimons nous afficher, derrière toutes nos inventions et nos gadgets...Illumination de notre propre et "auto-dérision" ...

Rien ne sera jamais capable de nous abreuver, il en faudra toujours plus.

Nous vivons dans la lumière des ténébreuses et sombres personnes que nous sommes.
Et nous ne nous cachons pas.
Et nous nous donnons en spectacle,un spectacle bien consternant.


Nous sommes odieusement ridicules, à rechercher ce "bonheur".
Le bonheur... une blême chimère, plus impalpable que tout le reste.
Le malheur, la souffrance, si vraies, si intenses, et pourtant,...illusions...


Quand comprendrons-nous enfin que le plaisir tue, que derrière tout ce qui puisse nous le procurer se cache une grande part d'indicible, de minable et d'honteux ?...
Je dois me l'avouer à présent, je me dois de vous le dire, bien que vous le sachiez surement déjà : Le bonheur n'existe pas.

"Le bien", "le mal" s'entremêlent si remarquablement....
"Le bonheur", "le malheur" ne jouent pas l'un sans l'autre...


Et nous inventerons, et nous inventerons encore et encore...
et nous désirerons et nous désirerons toujours un peu plus fort...
et nous nous mentirons, et nous nous mentirons sans craindre d'avoir tort...
et nous nous blesserons et nous nous blesserons sans le moindre remord...


J'ai grandi dans le but prétentieux d'aider le monde à devenir meilleur.
Je sais maintenant qu'il en est incapable, et c'est certainement ce qui fait "mon malheur" ...
J'ai évolué dans le dessein d'apporter quelque chose aux gens.
J'ai appris à souffrir de leurs actes délictueux, et à les voir, faire couler le sang.

Je regarde la terre crever de ses abominables ébats, et c'est pourtant moi, qui ne m'en relève pas.

Je n'ai plus peine à dire, que je redoute bien plus la vie que la mort.



(*) J'aimerai tout de même lui dire merci, encore une fois, pour la personne qu'il est, et le fait qu'il soit là. (*)
# Posté le jeudi 03 juillet 2008 17:01
Modifié le dimanche 05 juillet 2009 08:04

C'était à St Germain des Près je crois. Il me semble que j'avais erré dans les rues toute la matinée. Je devais être fatiguée.

 C’était à St Germain des Près je crois. Il me semble que j’avais erré dans les rues toute la matinée. Je devais être fatiguée.

J'aime marcher seule dans les rues et croiser le regard de ces gens, imaginer leurs goûts, leurs fréquentations et leurs modes de vie, m'asseoir à la terrasse d'un café ou sur un banc et observer. Scruter les allées et venues, les humeurs, et les faits et gestes de la foule. Voir le monde s'activer. Et, dans ce vacarme incessant, ne plus entendre battre mon c½ur, et, dans ces indénombrables mouvements, me laisser aller à cette immobilité parfaite.

Inerte et silencieuse, quasi inconsciente, gagnant alors ce doux repos du corps de l'âme en les regardant vivre, j'ai souvent cette troublante et agréable impression de ne pas faire partie du décor.
Il m'arrive parfois même de nous oublier un instant, moi, et ma putain de souffrance...


Une petite fille sanglote, et vise de côté un chien, tenu par une laisse sur laquelle son maître tire énergiquement, afin ne pas avoir à s'arrêter, qui pisse le long d'un arbre.
Un peu plus à droite, un môme qui tient d'une main sa mère se trouvant légèrement en avant, et qui, de l'autre, dévore une glace au chocolat ayant déjà coloré ses petites dents blanches et salit le contour de sa bouche.
Un peu plus en avant, un vieux monsieur avançant d'un pas lent et saccadé, avachi sur sa cane, le dos plié, cassé, tentant obstinément de relever la tête pour regarder devant lui , de ses petits yeux gris, semblant s'enfoncer dans le reste de sa figure ternis, redoutant, fuyant, la lumière du jour, déjà vue de nombreuse fois .
Un couple main dans la main qui déambule en riant aux éclats semble indéniablement se détacher du reste de la foule, et ne rien percevoir de l'agitation s'effectuant autour d'eux.
Un peu plus en profondeur, adossé le long d'un mur, gît à même le sol un sans abris que la foule n'aperçoit pas, mais sur qui les enfants se retournent amusés, parfois effrayés .Ses yeux, se lèvent, cherchent et implorent ceux des autres passants et se tournent tout à coup vers une femme, coiffée d'un chapeau noir, et vêtue d'une robe sombre relevant la pâleur de son visage et la couleur rouge sang de ses lèvres, à l'allure farouche et séduisante. Elle s'arrête alors devant lui et lui glisse quelque chose dans la main. Le pauvre homme la remercie, elle semble ne pas l'entendre. Elle demeure un instant figée, seule, à contre courant du reste de la foule puis se retourne en ma direction. Je n'ai pas le temps d'éviter son regard, incalculable, sombre et pénétrant qui plonge alors dans le fond de mes yeux.

La nuit dernière, je l'avais passée à dormir. Je m'étais levée tôt, comme souvent.
J'avais marché longtemps sans m'en apercevoir. Ce n'était pas de ma faute, j'avais pensé à lui.
J'avais pris une salade dans un endroit qui me plaisait. Je m'étais assise ensuite, parce que j'en avais envie.
.

# Posté le jeudi 07 août 2008 15:59
Modifié le dimanche 05 juillet 2009 08:04

Juste un peu de mortel dans ma putain d'éternité.

Juste un peu de mortel dans ma putain d'éternité.
J'avais connu des jours meilleurs, bien que je n'ai jamais connu de jours heureux.
C'était un soir particulier.
Déjà la nuit m'apparaissait étrangère, tandis que sous son voile sombrement lumineux, tout s'effaçait.
Mais qu'est-ce que je pouvais bien foutre ici ? A vrai dire, je n'en savais trop rien. Pourtant j'étais bel et bien là.
Ma gorge se reserrait au fur et à mesure que le silence s'installait.J'avais du mal à respirer: ça y'est, il était bien ancré ce chien.
Le sel piquait mes yeux et rendait le trouble à ma vue. Et puis, y'avait ce froid glacial, qui n'avait cessé de gagner du terrain, et avait fini, je crois, par saisir mon moi le plus profond.
Mais je ne pleurais pas.
Oh non, ça, je peux vous le jurer, je ne pleurais pas.

Tout pouvait alors commencer.


J'avais 16 ans, 6mois et 2 jours. Vous parlez d'une affaire !
Si l'on m'avait demandé à cet instant de parler de moi, je me serais tue.
La vérité est que je ne me connaissais pas. La seule chose que je pouvais dire, c'était que j'avais mal.
Mal comme personne.
Je ne sais trop comment ce salaud , alors qu'il semblait avoir atteint le plus haut sommet, se débrouillait pour accroître en permanence. Toujours est-il qu'il y parvenait magnifiquement bien et que cela avait le don de m'épater, chaque fois davantage.

Je ne sais pas pourquoi, il me revint tout à coup cette image.
Elle était encore là, merveilleuse, étendue sur cette plage, à côté d'une bouteille de vodka, et de boîtes de somnifère vides.

A cette pensée, tout ce qui se trouvait devant moi, se mit à trembler. Les maisons se ramollissaient, les silhouettes effectuaient leur danse macabre et le ciel devenait liquide comme la mer.
Je faisais pleurer le monde.
Pourquoi le seul moyen d'obtenir ses larmes devait-il être de retenir les miennes?

On m'avait souvent demandé pourquoi je riais alors même que je voulais pleurer.
J'avais répondu que la réponse était dans la question.
On ne m'avait jamais comprise.

Mais qu'avaient-ils donc à se plaindre ces sots ingénus? Je leur évitais là une chorégraphie bien ridicule! , bien sombre.

Savaient-ils combien la petite pétasse avait mal ?
Savaient-ils ce que la sale môme endurait ?
Non, ils ne savaient rien, rien du tout.

Oh non je ne souffrais pas, c'était bien mieux que cela.

Avaient-ils déjà fait ce rêve ?...

Vous êtes au milieu d'une pièce, accroupi dans le noir .
Vous la sentez spacieuse, terriblement spacieuse. Vous la sentez vide, horriblement vide.
Vous êtes seul, et vous avez peur. Vous êtes seul et vous avez froid.
Vous vous mettez à saigner mais vous ne savez pas où est située la blessure.
Le sang coule abondamment.
Il ruisselle le long de votre corps, il vous le glace.
Vous avez mal, atrocement mal. .
Vous ne sentez plus vos membres, vous êtes pris de panique, mais vous ne pouvez panser la plaie: elle est nulle part, elle est partout.
Vous baignez dans une mare, vous êtes devenu fontaine.
Il vous immerge, il vous inonde, vous vous noyez chaque seconde, mais vous êtes toujours là, vous vous sentez crever à chaque litre dégorgé, mais vous êtes toujours vivant, mais il se déverse toujours de plus en plus rapidement, mais vous êtes encore là,agonisant, souffrant,chien mourant, attendant la piqûre salvatrice d'un homme qui prend tout son temps.


Je vivais avec cette envie de succomber d'une trop vive douleur , de la sentir brusquement s'emparer de mon coeur.

Recroquevillée sur moi-même, telle une arraigné qu'on crame au lance flammes,la gorge arrachée par mes hurlements,je recevrais le coup fatal. Je ne sentirais plus rien pour la première fois, je ne sentirais plus rien pour toujours.

Corbeaux de la douleur, si vous m'entendez, ayez un peu de pitié pour ce c½ur sanglant que vous déchiquetez progressivement. Dévorez-le !

# Posté le vendredi 26 septembre 2008 13:58
Modifié le dimanche 05 juillet 2009 08:04